lundi 1 décembre 2008
Les Premières Nations affirment leur souveraineté
Le fonds de la déclaration n'est pas nouveau. Les Chefs ont plusieurs fois adopté des déclarations réitérant leurs droits (autodétermination, autonomie gouvernementale, titres, etc.) et leurs aspirations, mais c'est la première fois que l'on parle d'agir de façon unilatérale. D'habitude, les déclarations invitent les gouvernements à "négocier" ou à "modifier leurs politiques"... mais, là, c'est toute autre chose. On ne parle plus d'une mise en demeure aux gouvernements, on parle carrément d'une révolution.
La suite des choses est maintenant très importante. Les Premières Nations ne peuvent plus reculer et doivent donner un sens réel et concret à cette Déclaration. Sinon, l'APNQL aura perdu toute sa crédibilité sur le plan politique.
vendredi 17 octobre 2008
Les Premières Nations scandalisées par des propos racistes tenus par Richard Pound
« Contrairement à ce qu’affirme Richard Pound, les Premières Nations du Québec sont issues de grandes sociétés qui occupent le territoire du Québec depuis plus de 5000 ans. Avant l’arrivée de Christophe Colomb, l’Amérique était habitée par des nations vivant en sociétés organisées. Nous n’étions pas des troupeaux », précise Ghislain Picard.
Rappelons que Richard Pound a déclaré, en entrevue le 9 août dernier : « Il ne faut pas oublier qu'il y a 400 ans, le Canada était un pays de sauvages, avec à peine 10 000 habitants d'ascendance européenne, alors qu'en Chine, on parle d'une civilisation de 5000 ans. »
Démission demandée
Pour l’APNQL, ce type de propos doit être dénoncé et son auteur sévèrement blâmé. Ghislain Picard annonce que l’APNQL demandera officiellement à l’Université McGill de sévèrement sanctionner Richard Pound qui occupe présentement le poste de Chancelier de cette importante institution d’enseignement. « M. Pound devrait lui-même constater la grossièreté de ses propos et offrir sa démission », de conclure le Chef Picard.
Un sommet des peuples autochtones francophones
Près de 40 représentants de différents peuples autochtones francophones venus de tous les continents se rencontrent pour les trois prochains jours dans le cadre du 2e Congrès de la Coordination autochtone francophone (CAF) organisé en collaboration avec l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, et qui a lieu en marge du Sommet de la francophonie.
L’objectif général du Congrès consiste à élaborer des recommandations pour formuler une stratégie servant à promouvoir les droits des peuples autochtones dans les pays francophones, avec l’aide d’ organismes internationaux des droits humains et d’instruments internationaux comme la Déclaration des droits des peuples autochtones des Nations Unies.
Plus précisément, le Congrès aborde les quatre (4) grands thèmes suivants en vue d’élaborer des recommandations à l’égard de la stratégie :
- La protection des langues autochtones et de la diversité culturelle dans la francophonie;
- La gestion des ressources naturelles et des industries extractives en territoires autochtones francophones : surexploitation forestière et minière, pollution des sols et des eaux;
- L’impact des changements climatiques sur la vie des peuples autochtones dans les pays de la francophonie;
- Les femmes autochtones et la parité dans les pays de la francophonie.
Cette rencontre nous rappelle que la vie au Québec n'est pas apparu il y a 400 ans...
samedi 11 octobre 2008
Les Premières Nations font campagne sur Internet
L’APNQL désire ainsi prendre une part active dans cette campagne électorale et invite les partis à prendre position sur les sujets qui les concernent. « Au lendemain du vote, la question des
Premières Nations demeurera entière, comme le sera l’exaspération du leadership des Premières Nations sur l’indifférence du processus politique à l’endroit des questions qui occupent notre quotidien. Il est donc tout à fait légitime de se poser la question et d’essayer de savoir ce que ça prend pour faire bouger les choses », affirme le Chef Picard.
L’utilisation des moyens virtuels est apparue nécessaire après maintes tentatives infructueuses par le biais des médias traditionnels. Les clips vidéo abordant les sujets de l’habitation, de l’éducation, des conditions socioéconomiques et de la santé pourront être visualisés sur YouTube ou sur le site Internet de l’APNQL à l’adresse www.apnql-afnql.com et sur YouTube.
Nous pouvons que leur souhaiter bonne chance!
Tracer la voie de l'autonomie gouvernementale
L’Université de Montréal était l’hôte cette semaine d’une importante conférence portant sur le thème de l’autonomie gouvernementale autochtone. Une centaine de chercheurs et étudiants universitaires, de toutes disciplines, se sont réuni les 10 et 11 octobre, dans le cadre du projet de recherche « Peuples autochtones et gouvernance », dirigé par Pierre Noreau, professeur et chercheur au Centre de recherche en droit public (CRDP).
Ce regroupement constitue un des plus grands groupes de recherche sur les questions autochtones du Canada, réunissant des chercheurs en études constitutionnelles, en économie, en anthropologie, en philosophie et en science politique ainsi que de nombreux groupes autochtones du Canada.
Le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH) consacre 2,5 millions de dollars à ce projet visant à élaborer des modèles de gouvernance autochtone qui allient les conditions de la modernité et les traditions anciennes. Composée de 39 chercheurs provenant de 21 universités canadiennes, l’équipe de recherche travaille en collaboration avec de nombreuses associations autochtones afin de proposer des modèles de gouvernance autochtone et de relations entre les peuples autochtones et l’État.
Plus d’information disponible sur le site Internet www.pag-ipg.com.
mercredi 13 août 2008
Se souvenir de 10 000 ans de présence...
Le 9 août, décrété par l’ONU, est la Journée internationale des peuples autochtones. Pour la première fois, les Premières Nations du Québec ont souligné cette Journée en organisant un grand événement sur la Place D’Youville, à Québec. En cette année du 400e anniversaire de la fondation de la ville de Québec, les Premières Nations ont tenu à rappeler que la vie sur ce continent n’a pas commencé avec Christophe Colomb. Leurs ancêtres occupent se territoire depuis quelque 10 000 ans, soit bien avant l’arrivée de l’Homme Blanc.
Il y a 400 ans, ils ont accepté de partager le territoire avec les nouveaux arrivants. Ils ne se doutaient pas de ce qui allait leur arriver… Pendant plusieurs années, les relations ont été bonnes, respectueuses et mutuellement profitables. Malheureusement, les choses ont vite changé. Les Premières Nations se sont rapidement heurtées à des mesures assimilationnistes et discriminatoires; mesures qui ont encore échos en 2008. Les politiques colonialistes des gouvernements ont eu des conséquences néfastes importantes. Nous n’avons qu’à rappeler le scandale des pensionnats indiens, dont les effets se font toujours sentir aujourd’hui dans nos communautés.
Néanmoins, les Premières Nations demeurent présentes et incontournables dans la construction du Québec d’aujourd’hui et de demain. Elles peuvent être fières de leur langue, de leurs valeurs ainsi que de leur culture.
lundi 4 août 2008
Les Mohawks, tous des criminels?
Dans un texte sur l'actualité sportive, le journaliste de La Presse, Réjean Tremblay, a fait un commentaire qui laisse aussi entendre que les Mohawks sont tous des criminels. Saluant le travail du Procureur de la Couronne qui a porté des accusations contre le fils de Patrick Roy pour son agression contre un autre gardien sur la patinoire, Réjean Tremblay écrit: "Peut-être pourrait-on dépêcher ce procureur courageux à Kahnawake et à Kanesatake? Si un crime est un crime? Non?" Ce commentaire, tout aussi gratuit qu'inutile, est l'illustration frappante d'un préjugé largement répandu dans l'opinion publique: les Mohawks sont tous les criminels, ils ne respectent pas les lois du Québec et ne sont jamais traduits devant les tribunaux.
Je ne suis plus étonné de lire ce genre de propos dans le Journal de Montréal. Mais que des journalistes respectés comme Vastel et Tremblay, utilise à leur tour le préjugé comme un gros ballon de plage, m’étonne et me choque.
